Ordo Xenos » Les Chapitres » Chapitre 8

.:: Chapitre 8 ::.
Grabuge

Sorti le 28/03/2007, compilé dans le Volume 1

Histoire :

Engal et Halton se dirigent d’un pas rapide vers une auberge-restaurant typique d’Eidolon, croisant toutes sortes d’énergumènes louches qui font en sorte qu’eux même passent inaperçus au milieu de ce flot étrange. Halton croise nerveusement les bras, semblant un peu stressé. Remarquant l’état de son acolyte, Engal tourne sa tête vers lui.

(Engal) : T’as les pétoches, gamin ?

(Halton) : Un peu, j’ai jamais fais ce genre de truc… à la base si je suis venu dans ton groupe, c’était pour frimer un peu.

Engal éclate de rire et tapote son compagnon dans le dos.

(Engal) : Tu vaux mieux que ça, fais moi confiance… sinon tu ne serais plus dans mon groupe depuis longtemps. Tu vas faire de grandes choses, tu verras… tu vas contribuer à rendre bien meilleure la vie des magiciens de cette cité !

(Halton) : Tu… tu crois ?

(Engal) : Je le crois pas… j’en suis sûr !

Toute l’inquiétude disparaît alors du visage d’Halton et un léger sourire déterminé commence à s’y dessiner. En quelques mots, Engal a réussit à lui donner confiance en lui et en sa mission. Ils arrivent devant l’auberge-restaurant.

(Engal) : Je connais bien le patron… il nous a préparé des vivres. On est dans une zone mixte ici, alors sois prudent.

Le duo pénètre alors dans l’auberge.
A l’intérieur de celle-ci, Telziel et Eliza sont en train de boire un verre tranquillement. Il y a quelques feuilles et calepins griffonnés sur la table qui indiquent qu’ils ne sont pas uniquement là pour la détente mais qu’ils sont en train de bosser sur leur enquête. Telziel regarde sa montre et lève un sourcil.


(Telziel) : On a encore quelques heures avant que notre train ne parte pour Hydrapole.

(Eliza) : Largement suffisant pour se prendre encore un peu plus la tête sur ce qu’on sait déjà.

(Telziel) : T’es délicieuse quand tu es cynique comme ça.

A une table voisine, un quatuor habillé comme des hommes d’affaires discute et rigole bruyamment. L’un d’eux, le parfait jeune cadre dynamique, la raie bien brossée et les cheveux lisse, portant un costume trois pièces de couleur bleue, raconte ses exploits à ses collègues.

(Homme) : Et là, cette pauvre andouille de secrétaire me demande si les papiers pour le service GD sont bien partis. Je lui réponds que oui, ça l’a fait courir pendant deux trois heures avant qu’elle ne se rende compte que je les avais en fait déposés sur son bureau.

Les trois autres éclatent de rire. L’un d’eux frappe celui qui a parlé dans le dos.

(Homme 2) : Ah mon vieux Richard, tu les fais toutes tourner en bourrique.

Accoudé au bar non loin de là, un homme en costume bleu marine un peu défroqué, la chemise hors du pantalon et le blouson défait, observe les quatre hommes attablés. Il a des cheveux roux en bataille qui se terminent par une queue de cheval, un visage fin et des yeux couleur émeraude qui fixent sans vaciller ces hommes d’affaires bruyants.

Au même moment, Engal et Halton rentrent dans le restaurant et s’approchent du comptoir après avoir esquivé le regard du vigile. Le patron vient directement les accueillir.

(Engal) : Tu as ma commande ?

(Patron) : Je te l’amène, deux minutes…

Alors que le patron s’éloigne vers les cuisines, la porte du restaurant s’ouvre une nouvelle fois et une jeune femme aux cheveux bruns et longs, habillée dans une robe légère blanche, fait son entrée. Les manches de sa robe son taillés normalement, mais sont bien trop longues pour elle, ce qui fait qu’on ne voit pas ses mains. De même, elles semblent s’élargir au niveau des poignets, comme si un objet alourdissait le tissu. Cette jeune femme n’est autre que Sayam. Le rouquin au bar affiche un sourire en la voyant débarquer. Le vigile lui jette un coup d’œil en vrac, mais n’a pas de raison de l’ennuyer.
Sans prononcer un seul mot, la jeune femme se dirige vers la table où le quatuor d’hommes bruyants est en train de dîner. Elle s’arrête à côté du dénommé Richard et attend qu’il remarque sa présence, ce qui ne tarde pas. Il lève les yeux vers Sayam et affiche son plus beau sourire.

(Richard) : Je peux vous aider ma jolie ?

(Sayam) : Richard Burks ?

L’homme observe attentivement Sayam et voit la froideur de son regard et de l’expression de son visage, si bien qu’il en tressaillit. Il constate également qu’elle a les cheveux et le visage trempés, comme si qu’elle venait de prendre une douche. Il hésite à répondre à la question de la jeune femme, ses amis détournant leurs regards, également effrayé par Sayam malgré son apparente beauté. Il se décide finalement à répondre.

(Richard) : Oui… oui, c’est bien moi.

Dans un bruit tonitruant, les manches de Sayam éclatent, libérant les chaînes de la jeune femme qui étaient enroulées autour de ses poignets. La moitié de la table éclate sous le choc, et un des hommes est éjecté au sol tandis qu’une des chaînes s’enroule autour du cou de Richard et lui brise bruyamment la nuque.
Ce qui vient de se passer déclenche un mouvement de panique et attire bien évidemment l’attention de tous. Telziel s’est redressé et à repoussé Eliza hors de portée de cette nouvelle arrivante déchaînée.
Le vigile est prêt à dégainer son arme, mais son mouvement est rapidement arrêté. Deux poignards viennent se planter directement dans sa chaire. L’un dans son cœur, et l’autre entre ses deux yeux. Son sang gicle contre la porte alors que le rouquin, toujours accoudé au bar, baisse son bras, satisfait de son tir de couteau.
Engal fait passer Halton pardessus le bar pour le mettre en sécurité et s’y réfugie lui aussi.


(Halton) : Bon sang, c’est quoi ce bordel ?

(Engal) : J’aimerai bien le savoir.

Engal regarde de droite à gauche de manière paniquée, semblant chercher quelque chose du regard. Il se retourne finalement vers Halton qui est haletant, les larmes aux yeux.

(Engal) : Ces gars sont des malades ! Il faut qu’on trouve un moyen de se casser d’ici sans être mêlé au combat. Ce n’est pas le moment de se faire filer par la Brigade Inquisitoriale.

Les clients innocents se terrent dans les coins où essayent de prendre la fuite par la porte de derrière. Telziel dégaine son arme et vise Sayam dans le dos, mais un poignard vient se planter dans son épaule. Eliza se recule d’un bond et trébuche contre le pied d’une table, tombant sur les fesses.

(Eliza) : Maximilien !!

(Telziel) : Ca va, ça va !

Telziel se jette derrière le bar à son tour, mais à l’autre bout de la salle, pour éviter les tirs de couteaux du rouquin qui, un sourire aux lèvres, n’a toujours pas bougé. Telziel retire le couteau planté dans son épaule. Il saigne beaucoup, mais ce n’est rien de grave. Le rouquin se retourne vers l’endroit où Telziel vient de se cacher et s’en approche pour le débusquer.
De son côté, Sayam déroule sa chaîne du corps brisé de Richard qui s’écrase misérablement par terre. Eliza se relève et se jette sur Sayam afin de l’immobiliser. Malheureusement pour elle, la fille aux chaînes, plus agile, la fait passer par-dessus son épaule, ce qui l’envoi valdinguer contre un mur. Eliza s’effondre au sol mais se relève vivement, un peu sonnée, et se saisit d’une chaise comme arme de fortune face à la force de son adversaire.
Elle brandit sa chaise comme un bouclier juste au moment où un nouveau coup de chaîne allait lui faire passer un mauvais quart d’heure. La chaise est pulvérisée en morceaux qui s’envolent au travers de la pièce et Eliza, déstabilisée, se retrouve dos à son adversaire.
Elle n’a même pas le temps de se retourner qu’une chaîne s’enroule autour de son cou. Sayam tire sur sa chaîne pour mettre Eliza face à elle et la plaque au sol d’un coup de pied avant de continuer à tirer sur la chaîne pour l’étrangler.
Eliza écarquille les yeux en voyant le visage de cette furie… mais elle n’a pas le temps d’y penser, car elle est en train d’étouffer et son teint passe déjà au violet tandis que sa gorge est écrasée par les maillons d’acier.
Au même moment, Le rouquin arrive devant le comptoir où s’est réfugié Telziel, en faisant tournoyer deux couteaux entre ses doigts.


(Rouquin) : Hey, t’as pas l’intention de m’échapper quand même ?

Chapitre 7 Chapitre 9

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