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Le laboratoire secret

Sorti le 25/01/2008, compilé dans le Volume 5

Histoire :

Au QG de l’Aritark, Lexus jubile. Son comtalk est posé sur la table basse devant lui et il le contemple d’un air impérieux, un sourire satisfait imprimé sur les lèvres. Assit sur un fauteuil en tissus de luxe, il tourne le dos à Quicksilver, debout derrière lui, les bras croisé, regardant vers la baie vitrée brisée.

(Lexus) : Alors comme ça… ils vous ont semé ?

Quicksilver ne répond rien, s’accroupit, saisit quelque chose au sol et se redresse, l’air sombre.

(Lexus) : Je suis sûr que monsieur Dalan sera ravis d’apprendre que son bras droit n’a pas su être plus efficace que moi.

Lexus ferme les yeux, ayant du mal à camoufler sa joie. Grâce à l’échec de Quicksilver, il vient certainement de sauver son rang et sa tête. Il écarte les bras en haussant les épaules d’un air dédaigneux tandis que Quicksilver se rapproche de son fauteuil, gardant toujours son silence aussi glacial que son expression. 

(Lexus) : Au final, vous ne valez pas mieux que m…

Lexus n’a pas le temps de finir sa phrase qu’un violent coup fait glisser son fauteuil vers le bas, le propulsant par-dessus le dossier, la tête en arrière. Quicksilver se saisit du chef de l’Aritark au vol, ne lui laissant pas le temps de retrouver son équilibre, et lui bloque la nuque avec le bras gauche. De l’autre main, il tient un morceau de verre brisé qu’il a ramassé au sol et le plaque contre la gorge de sa proie.

(Quicksilver) : Je vaudrais toujours mieux qu’une loque comme vous une fois que je vous aurais saigné.

(Lexus) : N… non…

( Huh ) : Cela suffit, Monsieur Quicksilver.

Surpris, Quicksilver relâche Lexus qui va s’écroule sur le sol en gémissant. Le membre de la Ligue semble reconnaître cette voie et se retourne vers son origine. Plongé dans la pénombre, l’entrée du bureau, complètement dévastée, laisse juste apparaître une paire de jambe, le reste du corps étant camouflé par l’obscurité. Immédiatement, Quicksilver se redresse, les bras le long du corps.

(Quicksilver) : Monsieur Dalan.

Lexus écarquille les yeux à l’audition de ce nom et se redresse lui aussi tant bien que mal pour faire face au nouvel arrivant.

(Dalan) : Je ne suis pas très satisfait… messieurs.

Aucune parole n’émerge de la bouche d’aucun des deux concernés, qui se contentent de baisser les yeux et de rougir de honte.

(Dalan) : Ne vous inquiétez pas… je ne suis pas venu vous punir, même si votre incompétence me met véritablement hors de moi.

(Lexus) : Qu… que puis-je pour vous monsieur Dalan ?

(Dalan) : Préparez le laboratoire. Je viens d’avoir une excellente nouvelle. Nous avons un volontaire pour notre projet.

Lexus semble soudainement prit d’une joie folle et s’exclame de contentement.

(Lexus) : Enfin !

Quicksilver, quand à lui, ne semble pas partager la joie de son collaborateur forcé, continuant à afficher une mine sombre.

(Quicksilver) : Ma chasse n’est pas terminée… et je dois laver l’affront qui m’a été fait. Je suis prêt à retenter une filature.

(Dalan) : Désolé, mais Vladimir Morlan passe en priorité secondaire jusqu’à nouvel ordre. Je vais avoir besoin de vous. Nous finirons bien par l’attraper un jour, monsieur Quicksilver : je vous fais entièrement confiance pour ça.

Dans les plus bas quartiers du centre ville, constitué de gros blocs d’habitations se ressemblant tous à s’y m’éprendre, l’antigrav de Samantha est arrêté dans un garage miteux attenant à un sous-sol dont les escaliers débutent sur le bord d’un trottoir jonché d’ordures. Derrière la porte d’acier blindé se trouvant tout en bas se trouve le laboratoire secret de Vladimir. C’est une immense salle doté d’instruments high-tech plus perfectionnés et illégaux les uns que les autres. Il y fait sombre, dû à sa position de sous-bassement, et le tout est éclairé par de longs néons blanchâtres qui donnent à la pièce une atmosphère tamisée et glaciale. Engal est endormi, allongé sur une banquette de cuire gris, torse nu. Les nombreux bandages qui l’entourent témoignent des soins que lui ont apportés ses nouveaux alliés qui sont quant à eux assis autour d’une table en inox jonchée de plans, de papiers et de restes de pizzas. Visiblement, Vladimir n’a pas pris le temps d’employer une femme de ménage. Samantha porte à sa bouche une tasse de thé fumante tandis que Vladimir se noue un solide bandage autour du poignet.

(Samantha) : On est vraiment en sécurité ici ?

(Vladimir) : Ne t’inquiètes pas. Cet endroit est complètement indétectable, aussi bien par les radars que par d’éventuels pouvoirs psychiques. Je l’ai truffé de brouilleurs et de routeurs à canaux… si on nous trouve, ce sera seulement avec la plus grande des vaines.

(Samantha) : Et pour lui ?

Elle désigne Engal en tendant sa main vers lui, pivotant sur sa chaise dans un mouvement gracieux.

(Vladimir) : Nous allons rester ici quelques temps… pour qu’il se remette, déjà… et que l’intensité des recherches de la Ligue Noire s’atténue. Lorsqu’ils penseront que nous avons quitté la ville, nous n’aurons plus rien à craindre à Hydrapole. Nous verrons alors ce qu’il conviendra de faire.

(Samantha) : D’après ce que tu m’as raconté, il ne te veut pas du bien… c’est sans doute dangereux de le garder ici.

Vladimir affiche un sourire gêné et rougit un peu en tournant la tête de droite à gauche en signe de négation.

(Vladimir) : Il n’en a pas l’air comme ça, mais c’est quelqu’un de bien. Lui et moi, nous nous ressemblons beaucoup, je trouve, malgré tout ce qui semble nous opposer… j’arrive à le comprendre, quelque part, et si je peux lui venir en aide, je le ferais.

(Samantha) : Tu diras ça quand il sera sur le point de te trancher la tête devant une foule de mages en délire ?

Vladimir se contente d’éclater de rire face à l’image que lui donne Samantha de son exécution, même si celle-ci a l’air sérieuse. La réaction de Vladimir semble d’abord la courroucer, puis elle finit au bout de quelques instants par reprendre une expression normale, légèrement pensive. Vladimir cesse de rire, et finit enfin par lui répondre sérieusement.

(Vladimir) : Je pense pouvoir faire quelque chose pour lui… je ne sais pas… parler aux gens, tenter de leur demander une certaine ouverture d’esprit.

(Samantha) : Là tu peux déjà laisser tomber.

(Vladimir) : Si je lui viens en aide, peut être qu’il m’aidera aussi en retour.

Samantha repose sa tasse sur la table et croise les bras, l’air inquiet.

(Samantha) : Pourquoi tu ne m’as pas parlé de ton projet avant de te mettre dans une telle situation ?

Vladimir affiche un léger sourire en finissant de nouer son bandage, après quoi il se saisit de sa tasse qui fumait devant lui, en boit une gorgée et la repose délicatement sur le plateau, semblant chercher ses mots.

(Vladimir) : Déjà, je ne voulais pas que tu sois mêlée à ça… je savais que la Ligue Noire ferait tout pour me récupérer maintenant que je ne suis plus sous la protection du CRTN. Tu as vu de quoi ils étaient capables. Ensuite, je sais très bien que tu n’aurais pas approuvé que je prenne autant de risques pour le retrouver.

(Samantha) : De ce que je sais de lui, Almee a l’air d’être un bon garçon, mais…

Samantha pose délicatement sa main sur celle de son fiancé qui baisse le regard pour ne pas affronter la vérité qui va sortir de la bouche de son amie, et qu’il ne connaît que trop bien.

(Samantha) : … il n’est pas ton fils…

Samantha baisse les yeux sur sa tasse de thé fumante et laisse s’écouler un moment de silence que rien ne vient briser.

(Samantha) : Tu sais… je suis réellement désolée de ne pas pouvoir te donner d’enfant, mais…

Vladimir se retourne vers elle et la saisit dans ses bras, sans un mot, ne la laissant pas finir sa phrase qu’il ne juge pas nécessaire d’entendre.

(Vladimir) : Merci d’être venu me chercher, Sam…

Couché sur sa banquette, Engal contemple la scène d’un œil à demi ouvert. Il affiche d’abord une expression à moitié surprise, puis un léger sourire s’imprime sur son visage et il referme les yeux pour se replonger dans le sommeil, abattu de fatigue.

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