Ordo Xenos » Les Chapitres » Chapitre 3

.:: Chapitre 3 ::.
Rufus Van Reinhardt

Sorti le 22/02/2007, compilé dans le Volume 1

Histoire :

Toujours suspendue à son arbre, complètement désespérée, Sayam voit arriver vers elle son funeste destin, sous la forme de terroriste armés de poignards et de quelques pistolets. L’un d’entre eux s’approche. Il est trempé et a le nez en sang. Sayam le reconnait, c’est celui a qui elle a filé un coup de pied et qu’elle a envoyé nager par deux fois dans le bassin.

(Terroriste) : Toi tu vas y goûter, salope !

Sayam gesticule autant qu’elle peut pour lui donner des coups de pieds, mais sa position inconfortable rend ses mouvements imprécis. Le terroriste colle un gros coup de poing dans la hanche saignante de la jeune femme, qui tombe quasiment dans les pommes sous le coup de la douleur, après avoir poussé un cri de désespoir.
Elle remarque à peine le son d’un moteur à fusion qui s’approche doucement. C’est un Piranha III, modifié pour le combat. Un véhicule antigrav léger, normalement disposé au transport, mais qui peut également devenir une plateforme d’armes mobiles. Les terroristes se retournent vers ce véhicule.


(Terroriste) : C’est l’Ordo Arakis. Ils arrivent tard, on a déjà fait tout le sale boulot.

Les portes de l’antigrav s’ouvrent pour laisser descendre trois personnages étranges. Le premier porte une combinaison cybernétique de stimulation musculaire moulante et un masque excentrique qui masque son visage. Un étui à katana est accroché à sa ceinture. Le second est un homme d’un certain âge, aux cheveux noir grisonnant, au visage dur, portant des vêtements noirs recouverts par endroit de plaquettes d’acier. Un bandeau de la même teinte noire ceint son œil gauche. Il a l’air très renfrogné. Le dernier s’impose pour être le chef, par son allure et sa prestance. Il porte un long manteau noir aux bordures blanches, des cheveux mi longs, coiffés un peu n’importe comment, de couleur grise. Ses yeux étaient d’une couleur azur magnifique, et si perçants qu’on aurait cru qu’il pouvait voir au travers de la chaire. On lit sur son visage encore jeune l’assurance des grands dirigeants. Un des terroristes s’approche de lui.

(Terroriste) : Hey, vous voilà enfin : on a déjà tout liquidé. On peut pas dire que vous vous foulez !

(L’homme) : Nous préférions voir d’autres personnes que nous impliqués dans ces meurtres.

Le terroriste affiche une mine surprise et saisit son interlocuteur au col, d’un geste brusque.

(Terroriste) : Hey, Van Reinhardt ! Prenez garde à ce que vous dites. J’espère pour vous que c’est une plaisanterie !

Soudain, le bras du terroriste qui tenait le dénommé « Van Reinhardt » se détache du reste de son corps dans une fontaine de sang. Le terroriste se met à hurler, voyant le type à l’armure énergétique se redresser, son katana recouvert de sang au bout du bras. Il ne l’a même pas vu bouger, et il a pourtant eu le temps de dégainer son arme et de lui trancher le bras avec. Van Reinhardt n’a pas bougé d’un centimètre, malgré le sang qui a giclé sur ses vêtements.

(Van Reinhardt) : En aucun cas ce n’est une plaisanterie.

Les autres terroristes sortent leurs armes, mais ils n’ont même pas le temps de faire feu qu’ils sont déjà tous au sol, soit tranchés par le katana du premier homme de main de Van Reinhardt, soit descendus par l’auto-gun qu’a dégainé le borgne. Ce-dernier range calmement son arme dans son étui et s’avance vers les terroristes. L’un d’entre eux est encore vivant et s’accroche à sa chaussure. L’homme de main sort son auto-gun et tire une balle dans la tête de sa victime. Il se retourne vers son chef, qui n’a toujours pas bougé.

(Le borgne) : Rufus, que fait-on de cette femme accrochée à l’arbre ?

Rufus Van Reinhardt semble considérer un instant le corps inanimé de la jeune femme et hausse les épaules.

(Rufus) : Laissez la où elle est. Il lui faudra du temps pour se remettre de ce qu’elle vient de vivre et elle ne risque pas de se détacher avant un moment. On ne risque rien à la laisser en vie.

Il se tourne vers la série de bâtiment qui sont juxtaposés juste à côté et les pointe du doigt.

(Rufus) : Ouvrez ces hangars et prenez tous les containers d’eau qui sont à l’intérieur. C’est pour ça qu’on est venu, non ?

Les deux hommes de main n’attendent pas une minute pour s’exécuter et se dirigent vers les hangars d’un pas rapide. Toujours suspendue à son arbre, Sayam rouvre lentement les yeux sur le carnage qui se trouve à ses pieds. A la vue de tous ces hommes tranchés en morceaux, baignant dans leur sang, elle a un haut le cœur qui attire l’attention de Rufus.
Le chef de l’Ordo Arakis se dirige vers elle et saisit ses cheveux pour lui soulever la tête et voir son visage. Sayam a encore les yeux dans le vague, mais elle n’a pas l’air bien, mais plutôt pâle, tremblante.


(Rufus) : Tu es plus résistante que je ne le pensais, petite.

Sayam retrouve alors un peu de force, et affichant le regard le plus affolé que Rufus ai jamais vu, elle se met à hurler en étant prise de spasmes et de convulsions violentes.

(Sayam) : DE L’EAU !!

Soudain, cette crise s’arrête, puis la tête de la jeune femme retombe inanimée vers l’avant, les yeux grand ouverts, un filet de bave s’écoulant de sa bouche. Complètement inconsciente. Rufus se retourne alors calmement vers le borgne et l’interpelle.

(Rufus) : Cendar, ramène un baril d’eau par ici !

Le dénommé Cendar hoche la tête et fait rouler un baril d’eau jusqu’aux pieds de son chef avant de le redresser. Rufus monte sur le talus herbeux pour défaire les chaînes de Sayam des branches. La jeune femme s’effondre dans ses bras, toujours inanimée.

(Rufus) : Ouvre le couvercle.

(Cendar) : Quoi ?

(Rufus) : Fais ce que je te dis.

Sans en rajouter, Cendar s’exécute et soulève le couvercle du baril, dévoilant l’élément aqueux qui s’agite mollement sous l’effet du choc. Toujours aussi calmement, Rufus introduit le corps meurtri de Sayam dans le baril, l’immergeant complètement. L’eau ne tarde pas à prendre une teinte rougeâtre à cause du sang qui s’échappe de la blessure de la jeune femme. Au bout d’un moment sans que rien ne se passe, Sayam rouvre les yeux et guette les deux personnages qui l’observent de la surface. Prudemment, elle extrait sa tête de l’eau.

(Cendar) : Qu’est ce que c’est que cette gamine qui reste près de trois minutes sous l’eau, comme ça, sans respirer ?

(Rufus) : Je n’en sais rien. Vas aider Raven à charger les derniers barils et faites chauffer le moteur. J’arrive.

Cendar s’éloigne d’un pas rapide pour rejoindre le dénommé Raven qui semble avoir observé toute la scène de loin.

(Raven) : Qu’est ce qu’il fait avec cette gamine ?

(Cendar) : Je n’en sais rien, mais l’eau contenue dans ce baril est complètement foutue avec tout le sang qu’elle a fait s’écouler dedans.

Alors que ses deux hommes de main finissent le travail, Rufus regarde sa montre, jette un dernier regard à Sayam qui n’a toujours pas ouvert la bouche, et se retourne pour s’éloigner lentement vers son véhicule, impassible. Cependant, une main froide saisit la sienne. Rufus se retourne pour voir que Sayam lui tient fermement la main, d’un air suppliant.

(Rufus) : Tu n’as jamais été seule, n’est ce pas ?

Timidement, en enfonçant à moitié la tête dans l’eau, Sayam la remue de droite à gauche pour répondre négativement. Rufus pousse alors un léger soupir, sans toutefois changer d’expression.
Cendar écarquille les yeux et frappe son collègue du coude pour attirer son attention en voyant son chef aider la jeune fille à s’extirper du baril d’eau et venir vers eux avec elle accrochée à son bras, tremblante et ruisselante, comme un petit animal perdu.
Alors que Rufus arrive à leur niveau, Raven interpelle son supérieur, sa voix modifiée par le masque qu’il porte en permanence.


(Raven) : Chef… on ne peut pas…

(Rufus) : Je connais parfaitement la situation de la famille Laderton. Cette gamine n’a rien à voir avec ça, et elle n’a plus personne au monde. On la prend avec nous.

Cendar s’apprête à son tour à émettre une objection, mais Rufus la coupe immédiatement, avant même qu’un son ne sorte de sa bouche.

(Rufus) : Le premier qui s’opposera à cette décision, je le tuerai sur le champ de mes mains. Est-ce clair ?

La bouche de Cendar se referme alors, et aucun des deux hommes de main ne dit plus quoi que ce soit. Rufus monte à bord de l’antigrav et aide Sayam à s’y introduire, bientôt suivit par Cendar. Quant à Raven il ouvre la portière latérale pour se mettre aux commandes, et sans un mot de plus, l’antigrav reprend la route par laquelle il était venu, avec à son bord  une vingtaine de barils d’eau, et une jeune femme bien étrange…

Chapitre 2 Chapitre 4

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