Ordo Xenos » Les Chapitres » Chapitre 29

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La vraie puissance

Sorti le 19/09/2007, compilé dans le Volume 4

Histoire :

Morlan, complètement épuisé, couvert de sueur, de bleus et d’hématomes ne peut qu’écarquiller les yeux à la vue de ce personnage qui semble être un adolescent avec des airs d’adultes, tenant dans sa main droite un auto-gun longue portée encore fumant. Sa longue veste recouverte de signes cabalistiques traîne presque jusqu’au sol, lui donnant une allure noble que ses yeux glacials viennent soutenir. Opitz regarde son auto-gun, affiche un petit rictus et le laisse tomber au sol. Alors qu’il s’approche à pas tranquilles du groupe présent, Cendar recouvre ses esprits, et tenant toujours Sayam d’une main, se sert de l’autre pour dégainer son arme et faire feu sans sommation.
Comme si de rien n’était, Opitz se contente de balayer l’air de devant son visage, comme s’il chassait des mouches, pour dévier les balles alors qu’elles allaient lui exploser le crâne. Les deux tirs vont s’emplafonner dans les murs adjacents. Cendar est tétanisé à la vue de cet acte.

(Cendar) : Comment est-ce possible ?

Willem écarquille les yeux, et attrape Cendar par l’épaule, tentant de rationaliser ce qu’il vient de voir.

(Willem) : C’est rien, c’est un bouclier énergétique pare-balles, comme Osmosis, j’en mettrais ma main à couper.

Cendar repousse Willem d’un coup de coude pour qu’il le lâche, continuant à fixer le nouvel arrivant.

(Cendar) : Prépares toi à te trancher la main alors. Si c’était un bouclier énergétique, il y aurait eu des flashes bleutés… mais là, rien. Il n’a même pas touché les balles de ses mains, elles ont suivis son mouvement…

Cendar dépose Sayam dans les bras de Raven qui vient de se relever, un solide bandage enroulé autour du flanc.

(Cendar) : Emmènes la vite au vaisseau.

(Raven) : Mais…

(Cendar) : Ne discutes pas ou elle va mourir.

Sans ajouter un seul mot, Raven se saisit de Sayam et part en boitant légèrement vers l’autre bout de la rue.
Opitz s’arrête à environ cinq mètres du groupe, ignorant complètement les membres de l’Ordo Arakis. Il baisse son regard sur le corps inanimé d’Almee et pousse un léger soupir amusé, affichant un petit sourire en fermant ses yeux et en tournant sa tête de gauche à droite.


(Opitz) : Et voilà ce qui arrive lorsque l’on désobéit à l’administration. Quel gâchis.

Vladimir retrouve à peu près ses esprits et déloge la chaîne autour de son cou. Willem le saisit à l’épaule pour lui faire comprendre qu’il ne tolérera pas beaucoup plus.

(Vladimir) : Qui êtes-vous ?

(Opitz) : Oh… c’est vrai que nous ne nous sommes jamais rencontrés, monsieur Morlan. C’était une erreur impardonnable, étant donné votre génie…

Opitz plonge son regard froid dans les yeux de Vladimir, lui faisant comprendre qu’il n’est pas de bon ton de faire une quelconque remarque.

(Opitz) : Je suis monsieur Opitz.

Vladimir écarquille les yeux, prit d’un sursaut effrayé. Son visage pâli encore plus que lorsqu’il a été attaqué par les membres de l’Ordo.

(Vladimir) : Mon… monsieur Opitz… je…

(Opitz) : Pas la peine. On réglera ça plus tard… monsieur Erkham a… reçu un blâme. Vous aurez le vôtre en temps voulu. Mais maintenant dites moi plutôt ce que vous faites à vous battre avec ces… gens ?

Vladimir ne voit d’autre échappatoire à cette situation que de montrer la carte à Opitz. Peut être conservera-t-il son travail s’il lui offre un tel présent… il ne se doute alors pas que ce serait déjà bien qu’il conserve la vie.

(Vladimir) : C’est à propos de ce parchemin…

Les yeux d’Opitz s’abaissent alors vers le sol, entre les genoux de Morlan, où le parchemin, entouré du sang de Sayam, est toujours là. L’expression dolente d’Opitz passe alors à l’éclat le plus total. Mais son euphorie ne s’exprime pas plus que dans la pétillante lueur de son regard et le petit sourire qui s’imprime sur son visage.

(Opitz) : Je veux ce parchemin.

L’arme de Cendar se braque sur sa tempe gauche.

(Cendar) : Prends plutôt ça.

Alors que le déclic de l’arme se fait entendre, la réaction d’Opitz ne se fait pas attendre. Le coup part, mais le mystérieux individu est déjà accroupi au sol, évitant ainsi le tir qui va faire un trou dans le mur d’en face. Opitz se redresse, flanquant un coup violent dans l’arme de Cendar qui éclate littéralement en morceaux sous ce choc. Déséquilibré, Cendar se penche sur le côté, mais Opitz ne le laisse pas se rattraper, lui balançant un merveilleux coup de poing en plein visage qui l’envoi glisser au sol, cinq mètres plus loin. Encore en train de glisser au sol, le borgne ne se débine pas et dégaine une deuxième arme à feu qui se trouvait dans son holster gauche, vise et tire immédiatement. D’un revers de la main, la balle est déviée par Opitz. Constatant l’inefficacité de ses armes, Cendar laisse tomber son auto-gun au sol et se redresse maladroitement, le corps meurtri par ce qu’il vient de subir.
Willem écarquille les yeux et lâche Vladimir pour se mêler à son tour au combat. Il sort deux couteaux de son étui et les lance rapidement vers Opitz. Cette fois-ci, le chef du CRTN ne les dévie pas, mais en deux rapides mouvements, arrive à les esquiver de justesse. Frustré, Willem porte la main à son étui, en tire deux nouveaux poignards et lorsqu’il relève le visage, il constate qu’Opitz est déjà sur lui. Son regard se plonge dans celui de Willem, et le rouquin se trouve vite tétanisé par la force glaciale qui en émane.


(Opitz) : Dégages ou je te tue.

Willem, sentant bien qu’il n’a aucune chance, lâche ses poignards au sol et recule en titubant pour rejoindre Cendar.

(Willem) : Nom de dieu… alors c’est lui… Opitz…

(Cendar) : Si le boss était là…

Opitz agrippe Morlan par le col et le remet debout sur ses jambes d’un geste leste.

(Vladimir) : Merci, monsieur…

(Opitz) : Ne me remerciez pas trop vite, je ne sais pas encore quel sort je vous réserve… cependant…

Le chef du CRTN se baisse et se saisit de la carte, l’observant avec des yeux emplis de désir.

(Opitz) : …Ceci joue indéniablement en votre faveur.

Vladimir pousse un soupir de soulagement en passant sa main sur son front afin d’en essuyer la sueur. Opitz enroule correctement la carte en parchemin et la range dans la poche intérieure de sa veste. Il se tourne ensuite vers le corps inanimé d’Almee, l’observant d’un œil d’analyste.

(Opitz) : Nous n’allons pas laisser ça ici. Vous avez assez de force pour le porter ?

(Vladimir) : Je crois oui. Les réploïdes sont plus lourds que les humains, mais leur alliage est léger, ce qui fait que…

(Opitz) : Peu importe. En route.

Vladimir se baisse pour saisir Almee et le soulève avec difficulté, se redressant avec le corps de l’adolescent modifié entre les bras. Son expression trompe pourtant le poids réel du réploïde. Il se met alors à marcher dans les pas d’Opitz, qui a déjà commencé à s’éloigner du duo des membres de l’Ordo encore présent.

(Opitz) : Inutile de vous dire que je suis extrêmement déçu de votre comportement, monsieur Morlan… je vous jugeais au-dessus de ça.

Vladimir se contente de baisser la tête sans rien répondre, tandis qu’il tourne un coin de rue donnant sur la place centrale d’Idlow. Et là, ses yeux s’écarquillent lorsqu’il constate avec quel moyen de locomotion Opitz s’est rendu sur ses traces. Le Hammer est un gigantesque robot de combat à l’allure menaçante, ses deux bras mécanisés capables de broyer une maison d’un seul coup. Deux canons d’armes principaux ornent ses épaules, un lance-flamme sur le poignet droit et un déverseur à plasma sur le ventre, juste au dessus de l’abdomen par lequel on accède à l’ascenseur qui mène au cockpit, dans la tête du robot. Dans le dos, surplombant les épaules, les deux réacteurs secondaires, et le principal entre les deux, au milieu du dos. Le blindage lourd de la machine lui donner un aspect de robot-tank. Sur la coque du robot, on peut lire, écrit magnifiquement, le nom de la machine « Icare ».

(Vladimir) : L’un des cinq Hammers…

Opitz se retourne vers lui, étonné de sa fascination.

(Opitz) : Oh, je vois… en effet, les cinq Hammers… le Icare, l'Horus, le Prométhée, le Mars et l’Alexandre…

(Vladimir) : Jamais je n’aurai cru en voir un de ma vie.

(Opitz) : Moi je les ai déjà tous vu… vu que je les ai conçus. En avant maintenant.

Vladimir laisse tomber sa mâchoire inférieure en apprenant que ce petit être à la puissance extraordinaire est le créateur des cinq plus puissantes machines de combat au monde. Limite euphorique face à cette nouvelle et à l’idée qu’il va voyager à bord du Icare, il en oublie presque son état, celui du réploïde, et le fait qu’il ne saura jamais se que contenait la carte. Opitz approche de la jambe immense de la machine et ouvre un boîtier dissimulé dans le genou derrière lequel se trouve une manette de contrôle. Il l’en extirpe lorsqu’une voix retentie soudain derrière Vladimir.

(???) : Tu n’as pas changé, Opitz…

Le chef du CRTN se retourne alors vers l’origine de la voix, tout comme Vladimir, et écarquille les yeux de surprise en voyant de qui il s’agit… mais pour la première fois, ça n’a pas l’air d’être une heureuse surprise…

(Opitz) : Toi… mais tu es mort !

Chapitre 28 Chapitre 30

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