Ordo Xenos » Les Chapitres » Chapitre 27

.:: Chapitre 27 ::.
Le bug

Sorti le 5/09/2007, compilé dans le Volume 3

Histoire :

Remuant mollement la tête de droite à gauche en affichant un sourire sadique et un œil noir, Almee avance lentement vers Willem et Vladimir, faisant crisser la lame de son katana contre le sol pavé de la rue. Le scientifique essaye de faire reculer celui qui le tient en otage, mais Willem a décidé de ne pas se laisser impressionner par l’apparente agressivité de son assaillant.

(Willem) : Arrêtes de bouger, où je troue la peau à ton pote.

Vladimir tourne sa tête vers Willem autant qu’il peut, cherchant à lui montrer sa fureur du regard.

(Vladimir) : Il s’en moque bien. Il veut notre peau à tous les deux.

Raven est à nouveau sur pied, tenant son flan sanguinolent d’une main. Il se retourne vers Almee, et le voyant approcher Willem et Morlan, s’avance dans son dos en tenant son katana à une main. Une fois à bonne portée d’Almee, il le pointe de son sabre.

(Raven) : Retournes toi, je suis ton adversaire et je ne suis pas encore mort.

Almee tourne la tête vers Raven en souriant abjectement, un léger filet de bave s’écoulant entre ses dents.

(Almee) : Quoi ? ... Tu veux… mourir… en premier ?

Dans un mouvement aussi brusque que rapide, Almee se retourne vers Raven et dégaine son sabre, frappant de manière brutale en direction du casque de son adversaire. Raven pare à temps en plaçant son arme en travers de la trajectoire d’Almee, mais ce dernier relève immédiatement son sabre, refrappant comme une brute sur Raven, qui ne peut même pas bouger. Almee, frappe, frappe et frappe encore, de toutes ses forces, en hurlant d’un rire sadique plein de volonté de meurtre. Raven, sous la force des coups, s’est retrouvé un genou à terre.

(Raven) : *Heureusement qu’il semble avoir perdu ses capacités cérébrales, sinon je serai mort vu la force et la vitesse à laquelle il frappe.*

Profitant de l’affrontement à sens unique entre Raven et Almee, Willem repousse Vladimir sur le côté et prépare un couteau qu’il lance en direction de la tête du réploïde. Ce-dernier, alors qu’il ne voit même pas l’arme arrivée, fait un bond prodigieux en arrière qui le fait atterrir juste devant Willem. Il se retourne et empoigne le rouquin à la gorge, sans même qu’il n’ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. D’un geste rapide, il lève son katana, prêt à l’abattre en direction de sa proie qu’il tient fermement.

(Almee) : Tous… suicidaires… tuer… les… hommes…

(Willem) : Connerie de robot !

Willem, dans une contorsion incroyable, parvient à plaquer un énorme coup de genou dans la tête de son agresseur qui est alors projeté en arrière, laissant Willem retomber au sol. Au moment du choc, le réploïde est parcouru d’un spasme et une vision lui apparaît subrepticement. Il voit un homme seul, dans une ruelle, muni d’un katana, qui le pointe du doigt. Le réploïde roule sur le côté, prit de douleurs, se tenant la tête en hurlant. Vladimir se rapproche de Willem, comme pour se mettre lui-même en sécurité, mais scrutant en réalité d’un œil avide la carte qui dépasse de la poche arrière de son pantalon.

(Vladimir) : On a de la chance : la puce inhibitrice détruite, son cerveau fait ressurgir des souvenirs désagréables qu’il avait dû refouler il y a longtemps.

(Willem) : Tu parles d’une chance…

Almee, à genou, hurle de douleur en se tenant la tête, ses yeux se révulsant de manière inquiétante. Raven se redresse en haletant, s’aidant de son sabre, son flan saignant abondamment sous l’effort.

(Raven) : Je vais en finir.

Le combattant à l’armure cybernétique se dirige d’un pas titubant vers le réploïde qui continue à hurler de douleur, sans prendre conscience de ce qui se passe autour de lui. Détournant une minute son attention de la carte, Vladimir concentre son regard vers Raven, affichant une expression de colère.

(Vladimir) : Ne faites pas ça. C’est mon ami, je sais comment le réparer.

Raven tourne son masque vers le professeur.

(Raven) : C’est un combat entre lui et moi, monsieur Morlan. Je vous interdis d’interférer.

Ayant lâché ses mots, et sans regarder l’effet qu’ils ont eu sur Vladimir, Raven arrive à portée d’Almee et lève son Shingomaru en vue de l’abattre sur son adversaire. Le réploïde, au travers de sa douleur, entraperçoit des bribes de son passé.

[Flash Back]
Dans une belle chambre qui semble très riche, un petit Almee à peine âgé d’une dizaine d’année, est en train de regarder par la fenêtre, guettant l’entrée de la maison qui est ornée de magnifiques arbres et de statues de marbres. Soudain, une voiture antigrav de couleur noire arrive dans l’allée et se stationne devant l’entrée. Le visage d’Almee s’illumine et un sourire radieux se lit sur ses lèvres. Visiblement, il attendait cette voiture avec impatience. Il descend de la chaise depuis laquelle il regardait par la fenêtre et se dirige vers la sortie en courant, remuant des bras comme un fou.

(Almee) : PERE, PERE, SHINZU EST ARRIVE !!!

Dans la même chambre, mais cette fois de nuit, Almee est assit sur une chaise, semblant faire la tête et deux jeunes garçons sont en train de se bagarrer avec des épées en bois un peu plus loin. L’un d’eux ressemble beaucoup à Almee, en plus âgé, avec des cheveux plus longs et des yeux bleus, tandis que l’autre garçon a des cheveux bruns en bataille et un regard vif où se lit une grande malice. Almee pousse un profond soupir que le garçon brun remarque.

(Garçon) : Ben alors, petit Almee, tu t’ennuis ?

(Almee) : Tu t’accapare Shinzu ! C’est mon frère à moi, toi t’es juste son meilleur ami !!

Shinzu, qui a entendu les paroles de son frère, s’approche de lui et lui frotte doucement les cheveux, de manière affectueuse.

(Shinzu) : Allez Almee, petit frère, ne sois pas triste. Je n’ai pas revu Elven depuis longtemps, alors j’en profite aussi… mais je t’ai ramené une surprise à toi aussi, car tu m’as tout autant manqué que lui !

Le visage d’Almee s’illumine.

(Almee) : Une surprise ??

Dans un bureau sombre, uniquement éclairé par une lampe de bureau, le père d’Almee, toujours aussi impressionnant, la moustache un peu moins marquée, griffonne un papier sur son bureau, l’air grave. On voit une pluie dense s’abattre à l’extérieur, qui frappe les carreaux, et des éclairs qui illuminent parfois la nuit. En face du bureau, Almee est assis, plus âgé d’environ trois ans, commençant à devenir un véritable petit homme. Sa mine blanchâtre et attristée est synonyme de malheur. Sans même lever la tête vers lui, le père commence à lui parler.

(Père) : Suite à la mort de ton frère, j’ai décidé de ne pas te laisser la direction de la société… tu es trop jeune.

(Almee) : Mais père…

(Père) : Elven s’en chargera.

Un éclair rugit dans le ciel alors que le regard d’Almee s’assombrit sur son père qui ne fait déjà plus attention à sa présence.

C’est cette même pluie qui tombe alors qu’en courant dans des allées détrempées, Almee, ruisselant d’eau, un katana accroché à la ceinture, se dirige vers une destination inconnue. Il arrive devant une ruelle au bout de laquelle un garçon aux cheveux longs et bruns semble l’attendre. Le garçon est également muni d’un katana et pointe Almee du doigt en souriant de manière malicieuse. Almee saisit son sabre en fonce sur son adversaire, l’eau giclant sous ses pieds.

Dans un petit cabinet en bois, Almee est assit sur une banquette recouverte de velours rouge ; Il est vêtu d’un costume et semble nerveux : trempé de sueur, il tortille ses doigts, lorsque la porte s’ouvre, laissant entrer son père qui le surplombe d’une bonne hauteur, l’air impérial.

(Père) : Le juge ne veut rien entendre…
[/Flash Back]

Almee écarquille les yeux en hurlant encore plus fort, détachant ses mains de sa tête.

(Almee) : NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!

Voyant arriver le katana de Raven droit vers son visage, et emporté par la fureur qui le ronge, Almee se projette avec une force ahurissante sur son adversaire en prenant rapidement appui sur ses jambes, l’envoyant voler deux mètres plus loin dans une gerbe de sang. Raven perd son sabre au vol, et Almee le récupère dans sa course, fonçant vers son adversaire, prêt à lui trancher la tête avec sa propre arme. Ses yeux, emplis de fureur, se mettent pourtant à verser des larmes que les spectateurs ne peuvent s’expliquer. Voyant sa mort arriver, Raven se redresse sur son séant, barrant son masque de son bras par reflexe.
Son propre sabre fond sur lui à une vitesse ahurissante, Almee le tenant en éructant de rage, versant des larmes incomprises.


(Almee) : JE VAIS TE TUER, ELVEN !!

Chapitre 26 Chapitre 28

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