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.:: Chapitre 18 ::.
La fureur du métal

Sorti le 06/06/2007, compilé dans le Volume 2

Histoire :

Miguel, voyant le terrible Osmosis pénétrer en trombe dans son hangar, devançant un écran de flammes brûlantes, a un mouvement de recul effrayé, et se saisit de l’extincteur qu’il était prêt à attraper pour aller éteindre le feu. Il se tient alors en posture de combat, prêt à frapper son agresseur avec cette arme de fortune.
Toujours caché derrière ses barils, Telziel ne sait pas trop quoi faire.


(Telziel) : Le gros mastard bloque l’entrée, impossible de m’enfuir par là…

Il jette un œil vers Miguel qui, hésitant, avance à pas lents vers Osmosis qui n’a pas bougé d’un centimètre, contemplant son ridicule adversaire, déjà petit à la normale, gesticuler de manière paniquée tout en donnant l’illusion de vouloir se battre.

(Miguel) : Vous, l’Ordo Arakis, vous êtes vraiment des chiens… dès que les choses ne vont pas comme vous le souhaitez, vous cassez tout et vous tuez ceux qui vous déplaisent. 

(Osmosis) : Mmh… c’est assez proche de la vérité.

(Miguel) : Vous n’êtes que des monstres !

Osmosis s’avance alors vers le petit homme qui tire de manière nerveuse sur son cigare, ne sachant pas trop comment passer à l’action.

(Osmosis) : Vous n’aviez qu’à ne pas nous déplaire…

Enragé par cette dernière provocation, Miguel se jette à corps perdu sur son adversaire, balançant l’extincteur de toutes ses forces à l’encontre d’Osmosis. Ce-dernier se contente de lever son bras mécanique et l’extincteur ricoche contre lui dans une gerbe d’étincelle et un bruit assourdissant.
Telziel rampe derrière les barils pour se mettre hors de portée du combat des deux autres. Il hésite à venir en aide à ce dénommé Miguel, car même s’ils parviennent à battre ce monstrueux adversaire ensemble, le responsable du hangar reste tout de même un hors la loi. Telziel porte la main à son holster, constatant avec effroi qu’il a perdu son pistolet quelque part en arrière. Il le cherche du regard en tournant la tête de manière paniquée, et l’aperçoit à l’emplacement où il se trouvait avant, derrière le baril où il avait prit sa photo.
Il se met à ramper dans cette direction juste au moment où Osmosis balance un nouveau coup de son bras mécanique dans l’extincteur de son adversaire, s’amusant avec lui comme un chat avec une souris. L’extincteur de Miguel s’emplafonne alors dans des barils qui se trouvent juste devant Telziel. Ce-dernier a juste le temps de rouler sur le côté pour éviter la chute des barils pleins et rester caché.


(Osmosis) : Tu n’es même pas drôle comme adversaire.

Enclenchant une commande mécanique, une lame en acier d’environ trente centimètre sort du poing d’Osmosis, tel un sinistre appendice. D’un mouvement du bras, il fait grincer cette arme contre le sol, projetant des étincelles vers un Miguel apeuré.
Telziel récupère son arme et vérifie le chargeur. En levant les yeux vers la droite, il se rend compte que le mur du hangar a commencé à prendre feu sous l’effet de l’explosion.


(Telziel) : Et merde, quel enfer…

Il se redresse lentement en restant courbé pour ne pas dépasser la hauteur des barils, et s’éloigne du combat en s’enfonçant vers le fond du hangar, près d’une des cuves fumantes. Il manque de hurler en entrant en contact avec l’acier tant celui-ci est brûlant.

(Telziel) : Bon sang, qu’est ce qu’ils font bouillir là dedans ?

De l’autre côté de la salle, Miguel tente tant bien que mal d’empêcher à son adversaire de l’approcher en faisant des allés et venus violents avec son extincteur, mais Osmosis est visiblement de plus en plus lassé. Son œil bionique tournoie follement dans tous les sens, suivant par moment le mouvement de balancier produit par l’extincteur, et soudain, se fixe dessus.
A ce moment précis, le bras mécanique part en avant et avec une précision extraordinaire, la lame qui en était sortie se plante en plein dans l’extincteur. Sous la pression du choc, l’extincteur éclate, envoyant valdinguer Miguel dans les barils un peu plus loin. Osmosis, pas perturbé pour un sous par l’explosion, se rapproche d’un pas tranquille de sa victime, jetant sa tête sur le côté.


(Miguel) : Merde… tout ça parce que j’ai refusé de stocker l’eau ?

(Osmosis) : Ce n’est pas ça le problème…

(Miguel) : Alors quoi ?

Il se redresse lentement, saignant de la tête et des coudes à cause du choc. Osmosis le regarde d’un œil sévère, l’autre étant trop occupé à tournoyer dans tous les sens.

(Osmosis) : Le problème est que Rufus t’a accordé sa confiance… et tu as bafouée celle-ci. Pour nous, à l’Ordo, c’est une véritable injure.

(Miguel) : J’y peux rien si vous êtes mabouls, moi.

Le responsable du hangar se met à courir pour s’éloigner de son monstrueux adversaire, slalomant entre les barils pour prendre d’autant plus de distance avec lui. Osmosis se lance immédiatement à sa poursuite, plus lentement, certain de le coincer à un moment, tout en continuant à parler.

(Osmosis) : Ca aussi c’est une insulte.

Acculé contre le mur du fond, Miguel se saisit d’une barre d’acier qui traine parterre et la brandit vers son adversaire, qui se situe à environ cinq mètres de lui.

(Miguel) : Allez viens y goûter ! Tu vas peut être me tuer, mais t’en sortiras pas indemne.

Osmosis affiche une mine blasée.

(Osmosis) : Si. Et tu me fatigue.

Osmosis pointe son bras mécanique vers son adversaire, avec au bout la lame d’acier d’une trentaine de centimètres. Il y a un bruit de déclic provenant du coude et un piston se déclenche à toute vitesse, éjectant la lame d’acier vers l’avant. Celle-ci se plante dans l’épaule de Miguel tout en le plaquant contre le mur. Le pauvre homme hurle de douleur en lâchant l’arme de fortune qu’il avait ramassée à l’instant et laissant tomber son cigare au sol.

(Osmosis) : Mince, je visais le cœur…

Telziel n’a plus les deux hommes en ligne de mire depuis qu’ils se sont déplacés, et il est trop occupé à scruter l’avancée terrible de l’incendie pour se concentrer sur quoi que ce soit d’autre : tout le mur frontal du hangar est en feu. Cependant, le hurlement de douleur de Miguel le fait se retourner vers le combat, et il se déplace d’environ cinq mètres sur la gauche, ayant un parfait angle de vue sur l’action. Miguel, du coin de l’œil, se rend alors compte de la présence de Telziel et tend une main vers lui, ce qui fait écarquiller les yeux à l’inspecteur.

(Miguel) : Au… AU SECOURS !

Osmosis se retourne droit vers Telziel, qui pointe alors son revolver dans sa direction de manière mécanique.

(Telziel) : Tu bouges pas, connard !

Osmosis affiche un regard détendu pour quelqu’un qui est en joue, et il n’obéit pas à l’ordre que vient de lui donner Telziel, car il commence à s’avancer vers lui d’une manière menaçante. Entraîné à ne pas hésiter, Telziel fait feu sans autre somation. Les balles de l’inspecteur ricochent alors à environ dix centimètres d’Osmosis dans des petits flashs bleutés qui se dispersent dans l’atmosphère très rapidement, sans même lui faire le moindre mal.

(Telziel) : Qu’est ce que c’est que ça ?

(Osmosis) : Un écran de protection pare-balles généré par mon œil… je voulais m’occuper de toi plus tard, petite flicaille.

Telziel abaisse son arme, préférant ne pas gaspiller ses balles, et affiche une mine étonnée.

(Telziel) : Quoi ?

(Osmosis) : Tu crois quoi ? Je t’ai repéré à l’instant même où je suis entré dans ce hangar… mon œil voit tout, espèce d’idiot. Je suis à toi dans une minute, le temps de finir une besogne.

Miguel affiche une expression d’effroi à l’audition de cette dernière phrase. Osmosis se retourne vers lui en affichant un sourire dément, tout en resserrant sa main mécanique en un poing qu’il plaque sans attendre contre la cage thoracique de sa victime.

(Miguel) : N… non.

Sans répondre, Osmosis active le piston de son coude et relâche la pression, envoyant son poing transpercer le corps du propriétaire des lieux, qui meurt sur le coup dans une gerbe de sang. Osmosis retire son bras du corps de Miguel et le pointe vers le haut, se redressant vers Telziel, en éclatant d’un rire fier.

(Osmosis) : Hahahaha ! J’ai gagné !! Je lui ai éclaté le cœur !

Telziel, courroucé par l’attitude fière de ce grand gaillard, et par la chaleur propagée par l’incendie qui commence à dévorer le plafond du hangar, se laisse aller à quelques provocations malvenues dans une telle situation.

(Telziel) : Et t’en es fier ? Même moi j’aurai pu le buter, ce nabot. Pas la peine de faire du tuning sur son propre corps pour ça !

Osmosis se fige dans son expression, puis laisse redescendre lentement ses bras, serrant les poings si fort qu’ils se mettent à trembler. Celui en acier provoque un bruit strident absolument insupportable lors de cette friction incontrôlée.

(Osmosis) : Toi… tu oses te moquer de moi alors que tu ne sais même pas ce qui m’est arrivé. Je ne suis pas un de ces abrutis de techno-partisans qui modifient leurs corps pour le plaisir… moi je n’ai pas eu le choix…

Telziel, dégainant à nouveau son pistolet et reculant de quelques pas, continue à provoquer son adversaire.

(Telziel) : Ah bon ? On dirait pas… pour moi t’as la même gueule que tous ces crétins qui se promènent dans les quartiers du Nord d’Eidolon…

Dans un hurlement de colère, Osmosis se jette en direction de Telziel avec fureur, renversant les barils sur son passage.

(Telziel) : Ok… c’est parti.

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