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Sorti le 31/10/2011, compilé dans le Volume 20

Histoire :

Krokador observe, impuissante, l’avancée à reculons du laborantin qui entraîne Lars dans son sillage. Un sentiment de rage aveugle lui fait bouillir le cœur et elle sent ses instincts bestiaux reprendre le pas sur elle. Une main ferme vient alors se verrouiller autour de son poignet, la forçant à détourner son attention de sa colère. Clès la tient avec force, lui lançant un regard dur et légèrement vitreux. Sa blessure a l’air sérieuse, et il est clair qu’il lutte à présent pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Il tourne lentement la tête de gauche à droite, comme pour lui signifier de ne rien tenter de stupide.
Il n’a peut être pas tort : le laborantin est dans un état de panique avancé. Sa main tremble et il s’en faut peu qu’il n’appuie malencontreusement sur la gâchette de son arme par un simple réflexe involontaire. Mieux vaut dès lors ne pas le provoquer. Krokador sert les dents, se mordant volontairement la lèvre pour se calmer. Un fin liseré de sang s’écoule le long de son menton. Lars affiche à présent une expression résolue. Il plonge son regard dans celui de Krokador, comme s’il voulait lui laisser un message avant de disparaître. Le logiciel androgénétique plisse les sourcils et lui fait un léger signe du menton sur la droite, signifiant la présence de sa Dagensäge, qu’il avait laissé choir au cours de l’affrontement contre les mages de l’escadron écarlate. Krokador penche légèrement la tête sur le côté, ne comprenant pas exactement où il veut en venir.
Elle voit la main de Lars glisser le long du pommeau du sabre et se refermer lentement dessus, et l’espace d’un instant, elle est persuadée qu’il va s’en saisir et commettre l’erreur fatale de tenter une ultime contre-attaque. Heureusement, ce n’est visiblement pas ce que le jeune-homme a en tête. Il se contente de maintenir légèrement la pression sur le manche de la Dagensäge, et Krokador a l’occasion d’entrevoir, l’espace d’un instant, une sorte de transfert d’énergie quasiment impalpable entre Lars et sa lame. Cette légère lueur à la frontière du visible, s’insinue lentement dans le sabre, avant d’y disparaitre comme de l’eau absorbée par une éponge. Lars fait un léger hochement de tête à l’intention de Krokador et lui lance un sourire d’une infinie tristesse, avant de relâcher le pommeau d’une main tremblante.
Krokador se redresse alors doucement, ne témoignant aucune agressivité par ce geste, mais il suffit à faire paniquer le laborantin, qui se met à trépigner et à trembler de plus belle, les yeux écarquillés.

(Laborantin) : Bouge pas !! Bouge pas, j’t’ai dis, sale chienne !! Je vais lui exploser LA TÊTE !!

Soldant sa phrase sur ce hurlement enragé, le laborantin parvient à stopper le mouvement de Krokador, qui tend pacifiquement les mains devant elle, lui signifiant qu’elle n’a pas l’intention de tenter quoi que ce soit.

(Laborantin) : Reste où t’es, garce, ça vaut mieux pour lui…

Ayant lâché cette ultime menace, le laborantin fait passer Lars par la porte coulissante du fourgon de transport blindé, et la referme violemment, tout en rabaissant le loquet de sécurité extérieur.

(Laborantin) : Tentez rien !! S’il y en a un qui approche, je lui éclate la tête. J’ai plus rien à perdre, compris ?!

Ça pour avoir compris, ils ont compris, tant la nervosité et la panique se sont emparées de l’homme, ce qui le rendrait presque pathétiquement comique si la situation n’était pas aussi dramatique. Malgré ses tremblements nerveux et ses mouvements incertains, le laborantin parvient tout de même à mettre le véhicule en marche et à se déloger assez rapidement du stationnement hasardeux qui avait signé l’arrivée des mages de combat sur le lieu de l’affrontement. En l’espace de quelques secondes, le véhicule disparaît derrière une colline rocailleuse, s’effaçant à la vue du groupe de combattants qui ne peut nier son échec. Lars est emmené, récupéré par la LA².
Krokador, écœurée, retombe à genoux, laissant enfin la fatigue accumulée retomber sur elle comme une chape de plomb. Après Telziel, ce nouvel échec dans la protection héroïque de ses concitoyens semble lui miner profondément le moral. Un pas pesant se fait entendre dans son dos, et une main gantée vient se poser sur son épaule. Elle redresse la tête pour voir Engal, qui lui offre un sourire de réconfort assez maladroit étant donné l’état pitoyable qui le caractérise actuellement. Blessé de toutes parts, parfois sérieusement, il a dépassé le stade de l’épuisement et de la résistance physique. Même lui semble se rendre compte qu’il est à deux doigts de passer de vie à trépas, et que jamais il n’avait été aussi loin pour ses idéaux. Cette impression semble éveiller chez lui une sensation de bien-être presque masochiste, que vient seulement ternir son incapacité à sauver définitivement Lars.

(Engal) : Il ne l’emportera pas au paradis, c’est moi qui te le dis.

(Krokador) : Et qu’pourrions nous faire ? On sait même pas où il l’a emm’né.

Engal pince les lèvres, légèrement déconfit. Il aimerait sans doute avoir l’air réconfortant et plein de confiance, mais étant donné son état, il n’apparait pas comme très convaincant, ni même capable de faire quoique ce soit dans l’immédiat. Krokador lui offre tout de même un sourire de remerciement et le mage hoche la tête, avant de reporter son attention vers l’arrière, pour voir où en sont Samantha et Oy.

(Engal) : On n’a pas une minute à perdre. Mon amie est gravement blessée.

Krokador a un mouvement de tête en direction de Clès qui, les yeux à demi refermé, est néanmoins toujours conscient. Une petite flaque de sang commence à se former sous son dos, souillant d’un rouge carmin sa longue veste blanche.

(Krokador) : Lui aussi.

(Engal) : Ce type a essayé de me tuer un nombre incalculable de fois aujourd’hui. Et tu as vu le massacre qu’il a perpétré ? On ferait mieux de le laisser là.

Un sourire en coin se dessine sur les lèvres de Clès, comme s’il se riait ouvertement de sa situation.

(Krokador) : Y nous a aussi sauvé la vie !! On l’laisse pas là, hors d’questions.

(Engal) : On est à dix lieues d’Eidolon. On n’a pas une minute à perdre. Comment veux tu qu’on le transporte, de toute façon ? Samantha va mourir avant qu’on ait pu rejoindre la ville. On est perdus au milieu de nulle part.

(Krokador) : Et moi j’te dis qu…

Clès redresse la main, comme pour couper court à toute discussion. L’attention des deux autres se tourne vers lui. Il semble se concentrer un instant, comme pour rassembler ses forces, avant de porter la main sous le revers de sa veste blanche pour en extraire un comtalk au look dépassé. Visiblement, Clès n’est pas à la pointe de la mode niveau technologie. Il le tend à Engal d’une main ferme malgré sa blessure, et fronce les sourcils à son attention, comme pour lui sommer de ne pas traîner. Plus par réflexe qu’autre chose, Engal récupère le comtalk.

(Clès) : Tu peux contacter… un de mes amis, avec ça. Tu sais t’en servir, non ?

Engal jette un coup d’œil méfiant à l’appareil, semblant hésiter. Clès s’impatiente, et lui donne un coup de coude rageur dans la cheville. Engal pousse un cri de surprise avant de lancer un regard courroucé à son belliqueux ex adversaire auquel il répond visiblement à contrecœur. 

(Engal) : Mouai… je saurais m’en servir. J’ai vu Samantha faire plusieurs fois.

(Clès) : Bien… alors appelle le. Il viendra immédiatement… et sera en mesure de nous déplacer plus vite que n’importe quel véhicule. Magne-toi.

Engal, n’appréciant pas énormément ce ton impérieux, se détourne de Clès avec dédain avant de se diriger d’un pas rapide vers Oy et Samantha tout en essayant de se dépatouiller avec le comtalk. Krokador, quant à elle, dénoue sa cape rouge de son cou avant d’entreprendre de panser le flanc de Clès grâce à ce bandage de fortune. Le combattant de la DERIBEDO la laisse faire, tout en l’observant d’un air songeur. Au bout de quelques instants, il finit par rompre le silence.

(Clès) : Tu es véritablement un être pur. Un individu unique. Tu n’es souillée par aucune manigance, aucune déviance, aucune action gratuite…

Krokador l’ignore pendant quelques secondes, avant de resserrer sa cape d’un geste sec qui fait grimacer son interlocuteur. Finalement, elle se laisse tomber assise à côté de lui et le dévisage avec circonspection. 

(Krokador) : J’peux pas comprendre c’qu’vous voulez faire avec autant d’barbarie. J’vois pas quelle action pourrait être bonne si on fait couler du sang pour elle.

Clès fronce légèrement les sourcils et un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres. Malgré tout, son visage affiche une légère expression de tristesse.

(Clès) : Je suis déjà maudis. Pour tous les crimes que j’ai pu commettre. Mais pas toi…

Le combattant de la DERIBEDO dépose sa main gantée sur les cheveux de Krokador, qui a un léger tremblement à ce contact, mais ne s’en dérobe pas pour autant.

(Clès) : Toi… tu es quelqu’un de bien. Continue à mettre ton pouvoir au service des autres tout en priant pour qu’il finisse par y avoir moins de gens comme moi sur terre…

Krokador fronce les sourcils et secoue alors brusquement la tête, délogeant la main de Clès sans hésiter. Elle se redresse alors et s’éloigne d’un pas du blessé, qu’elle pointe du doigt d’un mouvement accusateur.

(Krokador) : C’facile de conseiller c’genre d’choses aux aut’, vrai ? Mais t’aurais plus d’mal à l’appliquer à toi-même !! Viens pas faire ton mea-culpa auprès d’moi sous prétexte qu’y a un truc qui nous lie, même si j’sais pas c’qu’ça peut être. T’es encore capable d’changer d’toi-même. Et compte pas sur moi pour t’pleurer si jamais t’y passe.

Clès éclate alors d’un rire violent qui le plie en le deux et lui fait tousser une quantité impressionnante de sang. Sous l’effet de la douleur, il est cependant bien vite calmé, et son expression euphorique se transforme bien vite en grimace de souffrance. Il plaque sa main contre son flanc blessé et se laisse retomber sur le dos, le souffle court.

(Clès) : Vraiment unique, c’est bien ce que je disais. Tu es perspicace. C’est vrai que je n’ai pas à te conseiller quoique ce soit dans ma situation. Mais ne crois pas pouvoir changer ma nature, toi non plus.

Clès fronce les sourcils et plonge son regard perçant dans celui, à présent apeuré, de Krokador.

(Clès) : Tu dois me comprendre plus que n’importe qui. Cette bestialité est propre à notre lignée, et c’est pour ça que nous sommes honnis de tous.

(Krokador) : Nan, j’te comprends pas ! Et j’comprends pas d’quoi t’veux parler non plus !

Clès plisse les paupières avec malice, démontrant par cette simple expression faciale qu’il ne croit pas un mot à ce qu’est en train de lui dire Krokador.

(Clès) : Que tu l’ignores passe encore, mais ne viens pas me faire croire que tu n’as rien ressenti.

Krokador a un léger tremblement et détourne la tête d’un air gêné. Clès, semblant saisir son trouble, rassérène ses effets et pousse un vague soupir de désintérêt.

(Clès) : Nous aurons l’occasion d’en reparler plus tard. Je dois rester concentré sur ma mission. Et toi sur la tienne.

(Krokador) : La mienne ?

Clès prend une expression faussement surprise et hausse les épaules d’un mouvement bref.

(Clès) : Et bien quoi ? Ne vas pas me faire croire que tu as l’intention de laisser ce garçon se faire enlever sans réagir ? Pas après tout ce que tu as visiblement fait pour le tirer d’affaire.

La jeune héroïne produit un léger hochement de tête, troublée de voir qu’une nouvelle fois Clès a vu clair en elle.

(Krokador) : J’suis incapable d’protéger qui qu’ce soit. C’pas la première fois qu’j’échoue. Comment j’pourrais l’aider maint’nant ? J’sais même pas où il est.

Clès lance un regard blasé en direction de la Dagensäge de Lars, négligemment abandonnée près du cadavre mutilé du mage fuyard, qui a été abattu froidement dans le dos. Il fait un petit mouvement du menton pour indiquer à Krokador qu’elle ferait mieux d’aller la récupérer.

(Krokador) : Quoi son épée ? J’aime pas les armes, j’te l’dis.

(Clès) : Ne joue pas à l’idiote. Tu sais bien de quoi je veux parler.

Krokador fronce les sourcils. Visiblement, Clès lui aussi a vu cet espèce d’échange énergétique entre Lars et son arme. Elle ne voulait pas accepter cette idée jusqu’alors, pour ce qu’elle avait de profondément étrange, et avait jugé que ce n’était qu’une fausse impression. Elle se redresse et se dirige vers la Dagensäge d’un pas rapide. Elle lance un regard dubitatif sur l’arme, abandonnée au sol, inerte, figée dans un immobilisme poignant, maintenant que son propriétaire est loin d’elle et n’aura peut être plus jamais l’occasion de la reprendre en main. D’un geste hésitant, Krokador s’agenouille devant la lame, s’attendant à en voir jaillir un flux énergétique, un message, quoique ce soit, mais l’arme reste pétrifiée dans son immobilisme naturel. La jeune héroïne hausse les épaules et attrape le pommeau de l’épée sans la moindre hésitation. Dès que ses doigts se sont refermés dessus, une étrange sensation l’envahit, comme si un échange se faisait entre l’objet et son organisme. Elle est secouée d’un spasme violent et rejetée en arrière, lâchant l’arme sous l’effet de la surprise avant de retomber lourdement sur les fesses.
Elle redresse une main tremblante devant ses yeux emplis de surprise, et a encore le temps d’entrevoir, l’espace d’une seconde, la forme vaporeuse et presque invisible d’une énergie qui pénètre sous sa peau, comme si elle y était absorbée.

(Krokador) : Qu’est ce qu… ?

Puis soudain, une douleur insidieuse vient lui vriller les tempes. Elle porte ses deux mains contre son front en serrant les dents de douleur. La crise s’intensifie jusqu’à la forcer à pousser un hurlement. Clès observe la scène d’un air intéressé et particulièrement intrigué. Il n’a pas l’air de se faire le moindre souci pour la jeune fille, malgré la violence du traitement que cet échange d’énergie est en train de produire sur elle. Finalement, la douleur semble se dissiper, laissant Krokador essoufflée, hagarde, les mains appuyées contre le sol boueux de la steppe. Un haut le cœur la gagne et elle ne peut réprimer le spasme, qui la pousse à rendre tout le contenu de son estomac. Un filet de bave s’écoule encore de sa bouche lorsqu’elle redresse la tête vers Clès. Son visage est livide et elle est secouée de nombreux hoquets.

(Krokador) : Je… je peux sentir… sa présence… s’éloigner… je…

Clès hoche la tête, comme s’il saisissait parfaitement ce qui venait de se passer.

(Clès) : Laisse toi aller et ne lutte pas contre l’inconscience. Ton organisme va avoir besoin de toute son énergie pour assimiler cette empreinte psychique. Laisse le sommeil t’emporter. Tu dormiras mieux que jamais.

Et comme si son corps tout entier répondait à ce conseil de Clès, Krokador s’effondre au sol, profondément endormie, gagnée par un épuisement intense et violent, qui ne lui laisse pas même le temps de comprendre ce que son interlocuteur vient de lui dire.

(Clès) : Ça ressemble étrangement à des balbutiements de psychomancie… Le maestro serait très intrigué par ce « Lars » s’il apprenait ça…

Tandis qu’il lâche ces mots, un craquement sonore attire son attention de l’autre côté : tout près du trio formé par Engal, Oy et Samantha, une sorte de sphère sombre vient de s’ouvrir, émergeant du vide à la manière d’un trou noir. Engal a un mouvement de recul face à cette apparition, et se place devant Samantha en bouclier humain, malgré la panique qui se lit sur son visage. Bien vite, deux individus jaillissent depuis la sphère noire, qui se referme derrière eux en un éclat de volutes sombres quasiment impalpables. Engal écarquille les yeux face à cette apparition, tout comme Oy, qui reste bouche bée, les mains toujours cramponnées à la blessure sanglante de sa « mère ».

(Engal) : Toi ?!! Mais qu’est ce que tu fais là ?!

L’homme qu’Engal est en train de montrer du doigt n’est autre que Mortis. À ses côtés se tient Phrysin, dont le regard semble plus blasé que jamais. Il se pose d’un air intrigué sur tous les éléments qui l’entoure : Samantha, lourdement blessée ; Oy, qui empêche autant qu’elle peut son hémorragie de s’aggraver ; Engal, qui les pointe du doigt en leur lançant un regard accusateur, presque outré ; Clès, allongé un peu plus loin, le flanc ensanglanté, trônant au milieu d’une dizaine de cadavres horriblement mutilés ; Krokador, profondément endormie, une épée étrange à portée de main.

(Phrysin) : Hmmm… d’accord ?

Mortis ne peut s’empêcher de donner une petite tape de réprimande sur le doigt d’Engal, comme pour lui rappeler que cela ne se fait pas de pointer les gens comme ça. 

(Mortis) : On se connait ?

Engal secoue la tête d’un air ahuri. Coup sur coup, cette apparition sortie de nulle part et la présence de l’assassin, semblent aller au-delà de sa capacité de réception à la bizarrerie.

(Engal) : Tu… tu ne te souviens pas de moi… ? Je… dans les égouts, avec les brigadiers… c’était toi, non ?

Mortis produit un mouvement du masque qui pourrait être apparenté à un geste vaguement surpris, un peu comme lorsqu’on croise un vieil ami que l’on n’avait pas reconnu sur l’instant.

(Mortis) : Ah oui, c’était bien moi. Ça remonte à loin, alors excuse moi… je croise bien trop de monde pour me souvenir du faciès de chacun, aussi singulier soit-il. 

(Engal) : Heeeeeeeeeein ?!! Qu’est ce que tu entends par « singulier » ?!

Engal tente de se redresser pour donner plus de poids à son attitude pseudo-menaçante, mais c’est sans doute le mouvement de trop : il retombe au sol de tout son poids, les yeux à moitié perdu dans le vague. Il vient de bruler ses ultimes réserves d’énergie.

(Engal) : Attends un peu que j’sois plus en forme, toi… tu vas voir…

Mortis s’accroupit devant lui et lui tapote gentiment la tête, comme on le ferait à un chien pour le féliciter d’une bonne action.

(Engal) : RAAAAH !!!

Phrysin s’éloigne rapidement du tumulte d’insultes s’apprêtant à jaillir de la bouche d’Engal pour s’approcher de Clès, à qui il lance un regard désapprobateur.

(Phrysin) : Tu es toujours aussi incapable de faire les choses simplement et sans heurts, à ce que je vois.

Clès lui offre l’un de ses sourires les plus malicieux, mais il se lit une certaine forme de gratitude dans son regard.

(Clès) : Commence pas à me saouler et perds pas de temps pour nous téléporter en lieu sûr. On a tous pris cher. Il faut vite qu’on s’organise, il s’est passé des choses très graves. Je pense que tu ne le sais pas encore, alors je vais te mettre au parfum : la guerre vient d’éclater entre Eidolon et Hydrapole.

Phrysin écarquille les yeux et sa main se porte inconsciemment contre son cœur, resserrant le court veston en tissu blanc qui le recouvre.

(Phrysin) : Quoi ?!

Chapitre 176 Chapitre 178

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