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Entre Rouge et Blanc

Sorti le 04/05/2011, compilé dans le Volume 18

Histoire :

Au fin fond des entrailles sombres et méconnues du QG de l’Aritark, une écoutille sous pression se voit brutalement déverrouillée sous la poigne de fer d’Albertus Dalan. Un voyant rouge s’illumine du côté droit de l’ouverture, l’énorme porte circulaire se rabattant pour sa part sur la gauche, dans un bruit lourd et métallique. A l’intérieur, il n’y a qu’un abîme noir et impalpable. Il est quasiment impossible de distinguer ce qui se dissimule dans l’obscurité, ce que cette lourde porte blindée était sensée protéger... ou maintenir enfermé. Dalan se penche au dessus du passage ainsi ouvert, semblant contempler ce qui se terre au-delà, comme s’il pouvait y voir clair. Il passe sa main à l’intérieur, se gardant bien de s’avancer trop avant, tâtonnant du bout des doigts jusqu’à saisir quelque chose. Sa prise ferrée, il la retire à l’extérieur, se décalant pour s’adosser à la cuve, le voyant rouge brillant au dessus de lui comme un signal d’alerte silencieux et vif. Dans sa main, il tient un étrange boitier, ressemblant à un ordinateur tactile miniature agrémenté de quelques touches recouvertes de symboles étranges.

(Dalan) : Vladimir, cette fois tu ne m’échapperas plus.

Le chef de la Ligue Noire retire de la poche frontale de sa veste la clé de cryptage qu’il avait récupéré plus tôt. Il la scrute un instant avant de la déposer consciencieusement au sol, à un mètre environ de la cuve, juste devant son ouverture sombre et béante. Une fois cette manipulation faite, son attention se reporte sur le petit boîtier qu’il tient toujours dans sa main. Après quelques pianotages, une demande d’ordre apparaît sur l’écran central de l’appareil. Dalan le rapproche alors de sa bouche, un peu comme s’il s’apprêtait à parler dans un micro.

(Dalan) : Activation.

Quatre paires d’yeux jaunes, fins et menaçants, s’illuminent soudainement au fond de l’abîme sombre de la cuve. Fixes, immuables et inquiétants, ils sont la preuve insolite de la présence de monstruosités immobiles, tapies dans les ténèbres, n’attendant que les ordres passés au travers du boîtier pour se mettre en action.

(Dalan) : Basez vous sur le relais GPS de Quicksilver pour l’épauler dans la poursuite du professeur Morlan. Rattrapez-le, mettez-le hors d’état de nuire, insérez-la clé de cryptage que j’ai laissé à votre attention dans la plaque de téléchargement située à gauche de son plexus solaire. Et ramenez-le-moi entier.

Un sifflement mécanique se fait entendre, et les paires d’yeux se mettent à remuer. La cuve tremble l’espace d’un instant, et Dalan n’a que le temps de voir passer une sorte de vague ombre grise devant lui : le puits sombre apparaît soudainement totalement vide. A ses pieds, la clé de cryptage a disparu. Un sourire glacial se dessine sur les lèvres du chef de la Ligue Noire.

L’assaut furieux de Rillian a été contré. Contenant la force démentielle de son adversaire, d’autant plus renforcée par son aura, Le Rouge est campé sur ses jambes, ses gantelets métalliques retenant chacun l’un des énormes poings prêt à s’abattre sur lui. Le bitume sous ses pieds se fend littéralement, la pression rendue trop forte pour être soutenue. Le membre de la DERIBEDO sent son corps s’avachir sous la puissance démesurée de son ennemi. Pour couper court à ce blocage, il abat vivement ses mains gantées de métal vers le sol, entrainant celles de son adversaire dans ce mouvement. Déséquilibré par la vitesse d’exécution de cette passe, Rillian glisse en avant, projeté par sa propre force. Le Rouge le réceptionne au passage d’un coup de genou bien placé, droit dans le ventre. Rillian serre les dents pour encaisser la douleur, profitant d’une occasion de saisir son adversaire à la taille qu’il soulève sans aucun souci, comme s'il ne pesait rien. Sans perdre une seconde, il se laisse chuter en arrière, ajoutant le plus de force possible à son mouvement, afin de littéralement écraser son adversaire par terre. Mais Le Rouge, loin de se laisser perturber par la situation, tend bien ses mains en avant, et y concentre son aura afin de percer le sol et d’y trouver une prise stable, bloquant ainsi le mouvement de Rillian. Éprouvant des difficultés à retrouver son équilibre dans cette pose, ce-dernier laisse un moment de répit à son adversaire, qui se déloge de son emprise avant de prendre appui sur ses bras, effectuant une majestueuse pirouette suivie d’un bond qui le met hors de portée de son adversaire. Le regard impétueux, Le Rouge fixe son adversaire, écartant lentement ses griffes d’acier pour laisser retomber les morceaux de béton qu’il a arraché du sol. Rillian réajuste ses lunettes de soleil d’un mouvement mécanique, toisant son ennemi au passage.

(Rillian) : Tu t’es ramolli, ou c’est moi ?

(Le Rouge) : Nous ne sommes pas en entraînement, je ne veux pas me laisser aller et risquer de te faire du mal.

Rillian pousse un soupir en reprenant une pose nettement plus combative.

(Rillian) : Dans ce cas, il te sera difficile de gagner !

Le garde chromatique repart à l’assaut à la vitesse de l’éclair, se laissant aller à une formidable série de coups de poings, que Le Rouge tente de contrer et d’esquiver comme il le peut. Le bruit d’entrechoquements et de cliquetis métalliques est presque assourdissant. Petit à petit, Rillian parvient à faire reculer son adversaire puis sans crier gare, il joint ses deux poings et vise directement son poitrail. Le Rouge ressert les avants bras sur ceux de son adversaires afin de le bloquer, mais c’est exactement ce à quoi Rillian s’attendait : il abaisse ces bras au dernier moment, laissant son ennemi bloquer de l’air, après quoi il les redresse vivement, envoyant balader sa tentative de défense. Déstabilisé et déséquilibré, Le Rouge n’a pas le temps de contrer le coup massif qui suit : un poing lourd, chargé d’aura, qui éclate à environ vingt centimètres de son torse.

(Rillian) : PENGJIN ZU !!

Le membre de la DERIBEDO est balayé par la force de l’attaque, son corps tourbillonnant sur lui-même avant de s’écraser au sol, quelques mètres plus loin. Rillian l’observe, totalement impassible.

(Rillian) : Même face à moi, tu essaie encore de fuir.

(Le Rouge) : Ça… ça n’a… rien… à voir.

Le souffle coupé, un hématome violacée effroyable se dessinant déjà entre ses deux pectoraux, Le Rouge se redresse sur ses jambes, le visage crispé, tentant de contenir la vague douloureuse qui lui martèle le corps.

(Le Rouge) : J’essaie… simplement de faire… ce qui me semble… juste.

Rillian hausse les sourcils d’un air faussement surpris, décrédibilisant son adversaire par ce simple geste. Mais Le Rouge ne manifeste ni impatience ni mépris.

(Rillian) : Donc je suppose que quitter ton poste, abandonner ton Seigneur et tes frères de sang, est ta définition de ce qui est juste ?

(Le Rouge) : Bien qu’à mes yeux tu sois toujours mon frère… je ne reconnais plus cet être comme mon Seigneur.

Rillian reste interdit l’espace d’un instant, avant de finalement pousser un soupir. Ses dents serrées, même lorsqu’il parle, sont la seule indication visuelle de la rage destructrice qu’il tente de contenir.

(Rillian) : Je vois. Jusqu’alors tu n’étais qu’un déserteur que je me devais de ramener à la raison. Mais si tu deviens un parjure…

Le garde chromatique serre le poing, y faisant exploser son aura.

(Rillian) : … alors nos lois exigent que je mette fin à tes jours.

Le Rouge reste étrangement impassible face à cette déclaration, se contentant de se replacer en position de combat, son souffle enfin retrouvé. Il écarte les bras, faisant crisser les lames au bout de ses doigts.

(Le Rouge) : Si c’est ce que tu juges devoir faire…

Rillian hausse un sourcil à l’audition du ton employé par Le Rouge. Ne perdant pas plus de temps en hésitation, il repart à l’assaut, ne se doutant pas que son ancien ami apprête à le réceptionner vigoureusement. Rillian lance un violent coup de pied circulaire en direction du ventre de son adversaire, mais Le Rouge se montre plus vif, effectuant un habile pas de côté pour éviter l’attaque avant de se projeter à toute vitesse dans le dos de son ennemi, tranchant l’air de ses griffes d’un mouvement descendant. Rillian serre les dents pour étouffer un cri de douleur, une giclée de sang virevoltant depuis son dos balafré. Le Rouge fait un pas en arrière avant de tendre son bras droit en avant.

(Le Rouge) : Griffes Rouges !!    

Et à cette incantation, les griffures sanguinolentes dans le dos de Rillian éclatent dans une violente gerbe de sang, un peu comme si des mini-charges explosives avaient été déposées sous les plaies. Le garde chromatique pousse un cri de douleur avant de tomber un genou au sol, la mâchoire resserrée, le souffle haletant.

(Rillian) : Tu as enfin décidé de devenir sérieux ?

(Le Rouge) : Si je l’avais été, tu ferais face aux portes de la mort en cet instant.

Rillian se redresse avant de se retourner vers son adversaire. Son expression habituellement impassible laisse entrevoir une colère effrayante.

(Rillian) : Ne me fais pas rire !

Le combattant se campe sur ses jambes, ramenant ses coudes contre lui afin de concentrer son aura au plus profond de son torse. Une sorte de tourbillon venteux se met alors à tournoyer autour de lui, agitant ses vêtements et ses cheveux sous son rythme. Le Rouge observe sans rien dire, inflexible, totalement conscient de ce qui est en train de se passer, mais n’agissant pas le moins du monde pour le contrer. Tout en poussant un hurlement enragé, Rillian relâche totalement son aura dans l’ensemble de son corps : l’énergie crépite tout autour de lui, quasiment palpable, formant une carapace presque invisible à deux centimètres au dessus de sa peau.

(Rillian) : Avec cette armure d’aura, tu ne pourras plus tenir face à moi.

Il fait un signe du menton en direction de la paroi éventrée du QG de l’Aritark.

(Rillian) : J’ai vite compris comment tu avais pu occasionner de tels dégâts... dans l’unique but de gagner du temps. Tu as épuisé une bonne part de tes ressources. Il ne te reste sans doute plus de quoi me contrer.

Le Rouge ne répond rien, apparaissant totalement imperturbable. Il se contente de se replacer en position de combat, attendant le nouvel assaut de son adversaire, qui ne tarde pas à arriver. La puissance décuplée par son aura, Rillian se propulse d’un bond en direction de son ennemi, éclatant le macadam sous la force de son impulsion. Le Rouge exécute une majestueuse parade au premier coup de poing de Rillian, pivotant sur son axe pour tenter de le griffer au flanc, mais son gantelet métallique se heurte à la carapace d’aura, qui le repousse avec violence. Le Rouge titube légèrement en arrière, tentant de retrouver son équilibre, mais Rillian est plus rapide que lui. Il place un direct du droit ciblé directement sur l’hématome impressionnant qui devait déjà bien faire souffrir son adversaire. Le Rouge est plié en deux sous la violence de l’attaque, le souffle coupé, les yeux écarquillés. Le temps semble se figer pendant une seconde, puis l’aura au bout du poing de Rillian explose littéralement en une véritable tornade d’énergie, envoyant valdinguer sa cible comme si elle n’était qu’une vulgaire poupée de chiffon. Sous la puissance de cet assaut, Le Rouge est éjecté contre le mur d’enceinte de l’Aritark, qui éclate sous le choc. Le membre de la DERIBEDO fait plusieurs tonneaux à l’intérieur de la pièce ainsi ouverte avant de s’immobiliser face contre terre, immobile, visiblement mort. Rillian relâche la carapace d’aura qui l’entoure, celle-ci disparaissant au vent comme une chaude brise d’été. D’un geste précis et mécanique, il se caresse le front du bout des doigts, avant de baisser sa main en s’inclinant, comme un ultime salut.

(Rillian) : Repose en paix, frère.

(Le Rouge) : Ne... m’enterre... pas... trop vite...

Pour la première fois, Rillian laisse paraître une expression ouvertement affichée : celle de la surprise. Cette voix, provenue de sous la masse de cheveux de Le Rouge, lui a fait forte impression. Ce corps jusqu’alors immobile s’agite d’un soubresaut tremblant, puis doucement, le combattant se redresse. Tous ses muscles semblent trembler d’un effort surhumain, mais bien vite il est debout, plié en deux, le bras resserré contre son poitrail endolori.

(Rillian) : Je n’ai pas dû frapper assez fort. Ce coup aurait suffit à réduire en miettes la cage thoracique de n’importe quel homme… mais pas celle d’un garde chromatique, n’est ce pas ?

(Le Rouge) : Ex-garde… c’est précisément pour ça que tu es là, n’est ce pas ?

Rillian hoche la tête, concédant la correction à son ancien confrère, sans pour autant apprécier qu’il s’en vante.

(Le Rouge) : Tu es vraiment très puissant, c’est vrai… mais maintenant nous sommes à égalité, n'ai je pas raison ? Tu as dû épuiser tout ton aura dans cette carapace et ce dernier coup…

(Rillian) : C’est vrai, à ceci près que je suis encore en forme et que toi tu es à ramasser à la petite cuillère. Finissons ce combat sur du Kaïdechi classique : je te tuerais au premier coup.

Et Rillian se replace immédiatement en position de combat, l’air plus que jamais motivé à mettre un terme définitif à l’affrontement. Mais Le Rouge l’observe intensément, ses cheveux retombant en mèches éparses devant son visage fatigué.

(Le Rouge) : Me tuer, oui… c’est ce que je voulais voir, si tu étais prêt à aller au bout de ta pensée, malgré le passé commun qui nous lie. Le dernier coup que tu m’as porté m’a servi de réponse. Tu tiens vraiment à mettre un terme à ma vie.

(Rillian) : A partir du moment où tu trahis l’Archimage et ta fonction, aucun de mes souvenirs ne saurait influer sur le devoir que j’ai de te tuer. Ça n’a rien de personnel, et tu le sais.

Le Rouge pousse un ricanement face à cette réponse très académique, tentant de se redresser tout en grimaçant de douleur lorsque son torse est amené à se remettre en place.

(Le Rouge) : C’est précisément ce genre d’adages que je ne regrette pas, depuis que j’ai quitté la Garde Chromatique.

(Rillian) : Tu l’as déserté.

(Le Rouge) : J’ai fais un choix.

(Rillian) : Celui de la traîtrise.

(Le Rouge) : Celui de la liberté !!

Une quinte de toux emporte la voix de Le Rouge, qui tente malgré tout de rester noble et droit dans cette situation, reprenant doucement la parole face à un Rillian qui semble enfin décidé à ne pas l’interrompre.

(Le Rouge) : La Garde Chromatique n’est plus que la vétuste représentation de codes d’honneur aujourd’hui oubliés, même par celui à qui elle voue sa vie.

(Rillian) : Un blasphème !!

Le Rouge ignore la colère grondante qui boue sous le visage tendu de Rillian, continuant son explication.

(Le Rouge) : L’Archimage n’est qu’un pantin aux services des Onze Mandragores. Tu le sais aussi bien que moi, nous l’avons tous vu de nos yeux.

(Rillian) : Les intérêts d’Adra’Haar auraient dû te contenter et te faire rester à ta place.

Le Rouge écarquille les yeux, écartant vivement les bras en ignorant le pic de douleur qui vient lui marteler la poitrine. Il se laisse emporter par la fièvre de ses émotions, à mi chemin entre la colère et le chagrin.

(Le Rouge) : Mais ce n’est pas qu’Adra’Haar !! C’est ce monde que je veux servir. Kiren, notre terre à tous !! Adra’Haar n’est qu’une parcelle, et je ne peux me retenir à la volonté d’un seul homme… une volonté qui ne sert ni son pays, ni ce monde.

Rillian reste étonnement muet face à cette dernière tirade.

(Le Rouge) : Un complot se trame, ils veulent la destruction. Ça passera également par l’Archimage : ils sont en train de propager la guerre comme une maladie contagieuse. Ça a commencé à Eidolon, et maintenant cet attentat à Hydrapole. L’Archimage l’a soutenu !! Tu comprends ce que cela veut dire ?

(Rillian) : Nous… nous n’avons pas à en juger… nous… nous sommes seulement en charge de…

Le Rouge le coupe vivement, le pointant directement de l'une de ses griffes d'acier, d'un air accusateur.

(Le Rouge) : Tu te cache derrière des principes, derrière ton rang, car tu refuses de voir la vérité. Auri’Ehl, Yuri Whyze, la Pandora Corporation… ce sont tous des membres des Onze Mandragores. Ils planifient quelque chose, et je refuse de leur servir de pion dans cette entreprise.

Le Rouge se redresse, prenant un air noble, ses traits fatigués s’amenuisant de plus en plus au fur et à mesure de son discours. Rillian semble le remarquer, haussant un sourcil perplexe.

(Le Rouge) : De toute manière, je laisse ces chiens ronger leur os pseudo-politique. Ce monde court un danger nettement plus immédiat, et c’est à cette cause que je me voue à présent…

Le combattant a un moment d’hésitation, son regard se braquant vers le bas, une ombre se dessinant au contour de ses paupières. La blessure sur son torse, qui apparaissait noirâtre quelques secondes auparavant, est en train de s’atténuer peu à peu, prenant une couleur bleutée tirant sur le rose.

(Le Rouge) : … oui. Ma dernière quête… sans doute la plus noble.

(Rillian) : De quoi est ce que tu parles… et ? Mais… !!

Rillian remarque alors l’aura qui commence à jaillir par tous les pores de Le Rouge. Ses blessures disparaissent, son maintient apparaît totalement rétabli, sa souffrance semble avoir disparue.

(Rillian) : Il te restait donc de l’aura ? Une quantité assez importante pour soigner de telles blessures ? Non, c’est impossible…

Le Rouge affiche un petit sourire triste à cette question, et hausse doucement les épaules.

(Le Rouge) : J’avais épuisé mon aura avant même que notre duel commence.

(Rillian) : Tu es fou ?! Tu es donc en train de puiser sur tes forces vitales !! Tu veux mourir ?

(Le Rouge) : Allons bon ? Cela t’inquiète ? Je croyais que tu voulais me tuer ?

Le sourire de circonstance de Le Rouge s’efface, laissant place à une indéterminable expression de souffrance, qui parvient même à saisir Rillian au cœur.

(Le Rouge) : De toute manière, je suis déjà mort…

Ayant lâché ces mots, et pour la première fois depuis le début de l’affrontement, Le Rouge part à l’assaut de son ancien frère d’armes, son aura éclatant autour de ses gantelets comme une incontrôlable énergie vive. Sur ses lèvres se dessine un sourire de soulagement.

Chapitre 159 Chapitre 161

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